Dix festivals ont déjà été organisés par Ecrans Britanniques. Vous trouverez ici un rappel des thèmes traités, films projetés et invités reçus selon les années.

              10 ème EDITION : 23/02/07 au 4/03/07

....................................................................................................
1-HOMMAGE A HAROLD PINTER: DU DRAMATURGE AU SCENARISTE

En quarante ans, Harold Pinter s’est installé au tout premier rang des dramaturges anglais et sa notoriété s’est étendue dans le monde entier. Son talent protéiforme embrasse l’art du comédien, la mise en scène de théâtre et de cinéma, l’écriture de nombreux scénarios de films et d’œuvres télévisées, la publication de poèmes surprenant de verve et enfin un engagement sans relâche dans le combat pour la liberté et la dignité de l’homme. Il s’est orienté très tôt vers le théâtre,et son expérience d’acteur l’a aidé à forger son instinct exceptionnel pour le dialogue et les situations de théâtre.
Après sa première pièce, « La chambre » en 1957, chaque année ou presque il en écrira une nouvelle (premier grand succès public en Angleterre et en France : « Le gardien »). Il adapte une dizaine de textes d’auteurs divers, plusieurs films sont tirés de ses pièces (« Le gardien » « Trahisons conjugales »), il en est le scénariste. Il travaille aussi avec «  Losey » pour «   Accident » (1967) « Le messager »(1970) « The servant »(1963) et signe des dialogues superbes qui portent sa marque.

● The Pumpkin Eater
Le mangeur de citrouilles
GB 1964 couls, 1h58 vo
Réal : Jack Clayton
Scén : Harold Pinter d’après un roman de Penelope Mortimer Int : Anne Bancroft, James Mason, Peter Finch, Eric Porter

Une jeune femme s’installe névrotiquement dans la maternité, elle joue à enfanter comme dit un psychiatre. A la huitième grossesse son mari se rebelle, le couple se disloque…… « Le mangeur de citrouilles » (dont le titre est emprunté à une chanson enfantine anglaise) est une leçon de cinéma, Jack Clayton jouant en virtuose des ressources de la caméra.


● The Servant
GB 1963 NB 1h57 vo
Réal : Joseph Losey
Scén : Harold Pinter
Int : Dirk Bogarde, Sarah Miles, Wendy Craig, Harold Pinter

Joseph Losey nous livre ici, outre son meilleur film, une oeuvre d’une parfaite ambiguïté et d’une perversité décadente. Un jeune homme de la haute société anglaise, élégant, plein d’ennui et de condescendance, engage un valet de chambre qui très vite va se rendre indispensable et même prendre la place du maître qu’il réduit à l’état d’épave. La virtuosité de Losey, qui orchestre un typhon social, trouve ici des raisons valables de s’exercer.

● The Go-Between
Le messager
GB 1970 coul 1h56 vo
Réal : Joseph Losey
Scén : Harold Pinter
Int: Julie Christie, Alan Bates, Margaret Laighton, Michael Redgrave, Dominic Guard

Dans le décor fin XIXe d’une aristocratique résidence britannique,un garcon d’une douzaine d’années, appartenant à un milieu modeste, est l’hôte, pour les vacances, de la famille fortunée d’un camarade. C’est lui le « go-between » à partir de qui s’articulent le récit, la description d’un milieu,les relations entre les personnages, les clivages sociaux et le passage d’une époque à l’autre en une histoire de l’innocence prise au piège de la duplicité et de la perversion des adultes. Losey restitue cet « autre monde » avec une incomparable élégance.


● The Caretaker
Le gardien
GB 1963 couls 1h45 vo
Réal : Clive Donner
Scén : Harold Pinter d’après sa pièce
Int : Donald Pleasance, AlanBates

« The Caretaker » - le plus grand triomphe de Pinter- reste du théâtre. Le langage demeure le principal personnage ; les acteurs sont les comédiens de la scène londonienne.Il s’agit d’un duel entre trois personnages : un clochard sans âge, un bon Samaritain et un voyou. L’histoire se déroule sur le plan du réalisme, de l’humour et sur celui de la tragédie.La portée poétique de l’œuvre est indéniable, de même qu’une interprétation époustouflante. Ce film sera projeté à Carré d’Art.

.....................................................................................................
2-HOMMAGE A MIKE FIGGIS
LE CINEMA DU NORD

En annonçant la projection d’un de ses films, il y a neuf ans, lors de la seconde édition des Ecrans Britanniques, nous avions évoqué Mike Figgis comme « le talentueux cinéaste de "Newcastle". Né à Carlisle, près de la frontière écossaise, ayant vécu, travaillé et filmé à Newcastle, sa présence s’imposait cette année dans le projet que nous avons élaboré de faire Découvrir ce cinéma du Nord de l’Angleterre. Aussi avons-nous aujourd’hui le plaisir de consacrer un hommage, en sa présence, à l’œuvre filmique de ce véritable « homme-orchestre » dans le cinéma britannique. En effet, Figgis non seulement met en scène, mais produit, écrit les scénarios, et compose la musique de la plupart de ses films. Difficile de faire mieux comme auteur complet ! C’est par ailleurs un cinéaste qui surprend toujours, film après film, car il apparaît en recherche constante d’innovation cinématographique


Après ses films du début, plutôt classiques dans la forme, polar d’atmosphère avec omniprésence du décor urbain, intrigue s’accélérant sur un tempo de plus en plus nerveux (Stormy Monday), direction d’acteurs s’attachant à cadrer la confrontation intime des protagonistes (The Browning Version alias Les Leçons de la Vie) (Miss Julie), il se risque à la destructuration du récit (Death and Loss of Sexual Innocence), au morcellement de l’écran pour multiplier les points de vue (Time Code), met sa caméra au service de la musique qu’il aime, en collaboration avec Scorsese (Red,White and Blue),se lance aujourd’hui dans l’exploration de toutes les libertés offertes par le tournage en caméra légère digitale (Portrait of London). Ce sont ces multiples facettes que les spectateurs pourront découvrir au cours de cet hommage, auquel Mike Figgis participera en personne pendant le second week-end des Ecrans Britanniques.



● The Browning Version
Les leçons de la vie
1995 couls 1h30 vo
Réal : Mike Figgis
Int : Albert Finney, Greta Scacchi, Julian Sands, Matthew Modine


Il s’agit bien d’une nouvelle version d’un grand classique du cinéma britannique, célèbre pour la composition émouvante que fit le grand Michael Redgrave de ce professeur d’humanités classiques, infirme en matière de contact humain.

C’est un autre monstre sacré du cinéma britannique, Albert Finney, qui lui succède dans le rôle du professeur de Public school, aigri par les échecs de sa vie professionnelle et conjugale. L’attitude inattendue d’un de ses élèves va provoquer une réaction émotionnelle profonde qui lui ouvrira d’autres perspectives .Plus qu’un « remake » on découvre ici une variation personnelle par rapport au film précédent - tout comme la « version » de ce professeur de grec est jugée différente de celle de Browning qui a toujours fait autorité. Une belle distribution par ailleurs vient servir cette analyse fine des échanges complexes de la relation éducative. Un « Cercle des Poètes disparus » inversé en quelque sorte.


● Death and loss of sexual innocence
La fin de l’innocence sexuelle
1998 couls 1h52 vo
Réal: Mike Figgis
Int: Julian Sands, Saffron Burrows, Stefano Dionisi

On a affaire un peu ici à un “OVNI” - ce qui signifie, comme chacun le sait, “ouvrage visuel non identifiable”! Evoluant essentiellement à travers trois périodes dans le vécu du héros Nic,et notamment son rapport à la sexualité,le film voyage à travers le temps, enfance, adolescence, vie conjugale, et les lieux, Kenya, Nord de l’Angleterre. Les liens entre eux ne sont pas signalés dès l’abord, le récit peut paraître hermétique, démesuré dans ses ambitions. Bien des questions restent sans réponse.
Mike Figgis apparaît plus concerné par la forme cinématographique que par le récit lui-même. Questionné sur ses objectifs, il dénonce avec passion le degré auquel les exigences commerciales en sont venues imposant de formater quasi uniformément la strucTure et la forme des films que l’on offre aujourd’hui au public. A l’opposé, il se propose d’impliquer, d’entraîner le spectateur dans une expérience associant musique et images pour un long poème cinématographique.



● Red, white and blues
USA 2003 couls 1h33 vo
Réal: Mike Figgis
avec Tom Jones, Jeff Beck, Van Morrison, Eric Clapton…

Film produit par Scorsese dans lequel Figgis examine les conditions de la profonde mutation musicale intervenue en Grande Bretagne dans les années 60, en parallèle avec la révolution des moeurs. Il y met sa passion de musicien et de réalisateur.


● Miss Julie
2000 couls 1h43 vo
Réal : Mike Figgis
Int : Saffron Burrows, Peter Mullan,M.Doyle Kennedy

Mike Figgis nous offre son adaptation cinématographique personnelle de la célèbre pièce d’August Strinberg. Faisant appel à Peter Mullan, qu’il avait découvert à travers My Name is Joe de Ken Loach, et à Saffron Burrows qui deviendra une de ses actrices régulières, il réalise un film d’une perfection rare où, tout – direction d’acteurs, cadrages, instrumentalisation du décor, champs-contrechamps admirablement inventifs - participe à une intelligence exceptionnelle de l’œuvre de Strinberg. Un véritable chef d’œuvre d’interprétation et de mise en scène. Ce film sera projeté à Carré d’Art.


● Portrait of London
2006 couls 1h20 vo

Depuis qu’il a révolutionné ces méthodes de travail avec Time Code, Mike Figgis fait preuve de boulimie d’innovation en matière de filmage. Ainsi, en 2006, s’est-il lancé dans un projet de regards croisés sur la capitale britannique pour lequel il a fait appel à plusieurs de ses confrères et complices dont John Boorman, chacun travaillant avec de petites caméras digitales pour capter visions et intuitions de lieux et d’être ça et là .Figgis est fasciné par la liberté que lui apportent ces nouvelles techniques de prise de vues et de son. Rendez-vous donc avec un cinéaste passionné et hors normes ! Film projeté à Carré d’Art.

.....................................................................................................
3-HOMMAGE A AMBER FILMS
LE CINEMA DU NORD

Carré d’Art projettera une série de films des productions Amber, souvent mal connus en France. Depuis les années 70, Amber Films s’emploie en effet avec succès, à travers films et documentaires, à dépeindre la vie des communautés ouvrières du nord-est de l’Angleterre dans des productions de grande qualité que deux des réalisateurs invités viendront présenter.
Le groupe Amber est un collectif de la région de Newcastle créé en 1969 par une association de cinéastes et photographes. S’inspirant de la tradition documentaire des années 30 en Angleterre et du réalisme social, les films Amber, fictions ou documentaires, sont des documents précieux qui décrivent la vie des classes ouvrières du nord-est du pays et certaines traditions ou pratiques menacées. Fruit d’un travail au sein de la communauté locale, ils constituent un héritage important pour les générations futures. Au -delà de leur message social et politique, ils véhiculent aussi une esthétique, une émotion et une poésie particulières que nous vous invitons à découvrir.

Projections à Carré d’Art
Vendredi :
-10h : Launch + The Writing in the Sand
-14h : The Scar

Samedi :
- 10h :Shooting Magpies
- 15h30 : North (Trade Films)

- 16h : In Fading Light



● Launch
1973 10mn couls

L’apparition d’un navire au bout de la rue suivie de sa disparition un beau jour faisait partie du cycle annuel à Walsend. Qeulques jours avant le lancement, le chantier se charge d’une atmosphère particulière que le film tente de saisir. Chris Auty, dans le Sunday Times, a défini le film comme « un poème associant nostalgie affectueuse et accusation politique ».


● The Writing in the Sand
1991 43mn
Prix du Documentaire “Cinéma du Réel”, Paris (92)
Grand Prix City of Melbourne Award (92)

“Ecrit dans le sable” recrée la magie d’une excursion familiale d’une journée au bord de la mer sur les plages ventées du nord-est de l’Angleterre. Le film est construit à partir des 400 photos prises par Sirkka-Lijsa Kontinnen sur une période de 17 ans depuis son arrivée dans la région de Newcastle à la fin des années 60.


● The Scar
1997 95mn couls
Special Prize for TV fiction,Prix Europa (98)
Silver Nymph for best Actress,Monte Carlo TV Festival (98)

“Les cicatrices du coeur” trouve ses racines dans la grande grève des mineurs de 1984. Le collectif Amber a travaillé avec les associations de femmes de la région de Durham. Le film suit le personnage de May Murton (Charlie Hardwick) qui, comme beaucoup de femmes qui s’étaient investies dans le conflit, se retrouve à tenter de réparer les dégats. Mais ce soir, en prélude à la fête des mineurs, il y a soirée dansante au pub du coin….



● Shooting magpies
2005 80mn
Avec Charlie Hardwick, Bill Speed,Katja Roberts,Darren Bell)

Troisième volet d’une trilogie sur les communautés minières autour de Newcastle-Durham dont The Scar est le premier, « A canarder les pies » promène sa caméra en ces lieux où de petites économies souterraines de survie et trafics en tout genres ont remplacé l’activité minière qui permettait aux gens du coin de vivre. Tourné dans l’East Durham de l’ère post-industrielle.



● In fading light
1989 103mn VHS Tape, Silver Medal,New York (90), Silver Anchor, Toulon (91)
Scénario : Tom Hadaway
Int : Joanna Ripley, Dave Hill, Sammy Johnson, Brian Hogg,Amber Styles, Mo Harold, Jo Caffrey

In Fading Light est centré sur la vie des pêcheurs de la mer du Nord. La présence d’une jeune femme à bord d’un chalutier suscite quelques remous…. Le film séduit par la qualité d’authenticité qui s’en dégage, la beauté des prises de vue en mer, et l’interprétation d’acteurs qui ont passé de longues semaines à bord pour s’imprégner du quotidien des marins-pêcheurs.


● Seacoal
1985 82mn, couls European Film Award, Munich (86)
Int: The Laidler Family, Critch, Val Waciak, Gordon Tait, John Cook

L’inspiration de Seacoal trouve son origine dans le fascinant paysage des plages noires de Lynemouth, sur lesquelles pendant des générations, des gens ont gagné leur vie en glanant la charbon apporté par la mer à partir de l’exploitation des mines sous-marines. Comme dans le film précédent récit dramatique et réalisme documentaire se combinent dans la grande tradition d’Amber Films.


● North
Couleurs 37mn

Une évocation impressionniste de la région autour de Newcastle, produite par Bob Davis pour Trade Films, autre maison de production du Nord-est de l’Angleterre spécialisée dans le documentaire pour la télévision.


.....................................................................................................
4-ACTUALITE du CINEMA BRITANNIQUE

● Notes on a Scandal
Chronique d’un scandale
2006 GB1h32 couls vo
Réal : Richard Eyre
Int : Cate Blanchett, Judi Dench, Bill Nighy

Annoncé comme l’un des meilleurs films de l’année, Notes on a scandal succède aux remarqués Iris et Stage Beauty.On peut d’abord le présenter comme un film d’actrices, dirigées de main de maître. Judi Dench et Cate Blanchett y produisent de remarquables compositions dans les rôles respectifs de Barbara, directrice d’école solitaire, et de Sheba,une enseignante nouvellement recrutée qui va lui inspire une amitié ambiguë. Lorsque Sheba va avoir une aventure avec l’un de ses élèves, Barbara partagera son secret mais oeuvrera aussi pour entraîner sa chute. Tout dans ce thriller psychologique s’opère et se dévoile en nuances. C’est aussi une étude de mœurs sans concession. La photographie soignée de Chris Menges et la musique de Philip Glass parachèvent l’atmosphère. Richard Eyre réussit pleinement dans son projet de proposer une œuvre qui soit tout à la fois drôle, choquante et profondément triste.


En avant première nationale le lundi 26 février 20h30 en présence du réalisateur. Au Sémaphore


● The History Boys
2005 GB 1h52 couls vo
Réal : Nicholas Hytner
Int: Richards Griffiths, Frances de la Tour, Samuel Anderson

Dans un lycée du nord de l’Angleterre, un groupe de lycéens a obtenu d’excellents résultats en histoire.Très fier, le proviseur souhaite les présenter à l’entretien d’admission d’Oxford et Cambridge. Il engage un nouvel enseignant dont la tâche est de préparer intensivement ces élèves à l’épreuve. The History Boys est l’adaptation de la pièce d’Alan Bennet, auteur ici du scénario, c’est aussi sa dernière collaboration avec Nicholas Hytner.En effet les deux hommes ont déjà travaillé ensemble à plusieurs reprises, notamment sur The Madness of King George en 1995, et leur complicité sert le film. Cette histoire d’initiation met en scène, souvent avec beaucoup d’humour, des personnages attachants, à travers lesquels elle aborde les thèmes de l’éducation, de la réussite, de l’homosexualité. En bref, un portrait original de la société britannique des années 80.


● The Last King of Scotland
Le dernier roi d’Ecosse
2006 GB 2h05 couls vo
Réal : Kevin McDonald
Int : Forest Whitaker, Gilian Anderson, James McAvoy (Golden Globe a Forest Whitaker)

Adapté du roman de Gille Folden, le film décrit les relations entre Idi Amin Dada et un jeune médecin écossais, personnage fictif qui sert de témoin de l’Histoire. L’adaptation donne la part belle à la relation trouble entre le dictateur et son médecin, à une sorte de fascination réciproque entre les deux protagonistes. La performance de Forest Whitaker est unanimement saluée (il est nommé dans la course aux Oscars) James McAvoy lui donne la réplique avec une présence étonnante, dans ce mélange habile de faits et de fiction, à la fois thriller et profonde réflexion sur la complexité de la nature humaine.



● A Cock and Bull Story
Tournage dans un jardin anglais
2005 GB 1h30 couls vo
Réal : Michael Winterbottom
Int : Steve Coogan, Rob Brydon, Keeley Hawes

Comment adapter l’inadaptable ? C’est à cette question que se propose de répondre Michael Winterbottom.

Si les adaptations sont à la mode dans le cinéma d’Outre-Manche, celle –ci est on ne peut moins conventionnelle. D’abord parce que le roman qu’elle se propose de mettre à l’écran, La vie et les opinions de Tristam Shandy écrit par le révérend Laurence Sterne à la fin du XVIIIème, est une méditation sur la vie, construite à partir d’innombrables détours et digressions dans lesquels l’auteur et le personnage se confondent. Ensuite parce que Winterbottom joue ici sur une mise en abyme et nous décrit le tournage de cette adaptation et les difficultés inhérentes à l’exercice. Steven Coogan et Rob Brydon, jouent ainsi le double rôle d’un acteur conciliant tant bien que mal travail et préoccupations personnelles et d’un personnage dans l’œuvre adaptée de Sterne. Ces deux grands noms de la comédie britannique se donnent la réplique avec un plaisir non dissimulé. La verve et l’humour sont constamment au rendez-vous.



● Miss Potter
2007 GB USA 1h32 couls vo
Réal : Chris Noonan
Int : Renée Zellweger, Ewan McGregor, Emily Watson

Nous avons tous en mémoire Les Contes de Pierre Lapin, mais l’auteur, Béatrix Potter , nous est souvent moins bien connue.

Chris Noogan nous raconte le destin de cette femme hors du commun née dans une famille riche de l’Angleterre victorienne. Passionnée de mycologie, Béatrix Potter verra ses recherches ignorées par des contemporains misogynes et se tournera progressivement vers l’écriture de livres pour enfants. Renée Zellweger incarne avec enthousiasme cette femme éprise de liberté et d’indépendance dans une époque et un milieu social trop rigides à son goût. Chris Noolan signe là un beau portrait de femme, tandis que la qualité des décors et des costumes contribue à une superbe reconstitution de l’Angleterre de la fin du dix-neuvième siècle.


● Snowcake
2006 GB CDN 1h52 couls vo
Réal : Marc Evans
Int : Sigourney Weaver, Alan Rickman, Carrie-Ann Moss

Quand Alex prend la jeune Vivienne en stop, il ne se doute pas que sa vie va en être bouleversée. En route ils sont heurtés par une déneigeuse et la jeune fille meurt. Alex rend visite à la mère de Vivienne et découvre qu’elle est autiste. Il décide de rester pour l’aider à organiser les funérailles. Marc Evans signe un film simple, humain, intimiste sur le deuil et la solitude.

Le film est servi par un casting exceptionnel : Sigourney Weaver, confondante de vérité est remarquable. Alan Rickman, dans ce rôle à sa mesure, joue sur toute la palette des émotions. Le spectateur est ému, parfois amusé, souvent bouleversé. Snowcake est une leçon de vie.


● Catch a Fire
Au nom de la liberté
GB USA 20061h44 couls vo
Réal : Philip Noyce, d’aprè une histoire vraie
Int : Tim Robbins, Derek Luke, Bonnie Henna

Afrique du Sud, 1980, Apartheid..
Patrick Chamusso, contremaître dans une raffinerie, croit pouvoir échapper à l’engagement politique. Sa seule passion : le foot, il entraîne l’équipe locale. Jusqu’au jour où, suspecté d’être l’auteur d’un sabotage, il est arrêté et soumis à des interrogatoires très musclés. Sa famille est persécutée. Lorsqu’il est finalement relâché, il voit les choses sous un jour très différent et rejoint l’ANC .



               9 ème EDITION : 27 janvier/ 5 février 2006
 
- LIVERPOOL, VILLE-ACTEUR DU CINEMA BRITANNIQUE

Documentaires :
Liverpool scenes des Frères Lumière, 1897
Spare time de Humphrey Jennings, 1935
You’ll never walk alone
d’Evelyne Ragot et Jérôme de Missolz, 1992
Beryl Bainbridge, écrivain de Philippe Pilard, 1992
Football in Liverpool id
Liverpool today yesterday id
Les dockers de Liverpool de Ken Loach, 1996

Fiction :
Let him have it (L’âge de vivre) de Peter Medak, 1991
Under the Skin, 1997,
projeté en présence de la réalisatrice Carine Adler
Liam de Stephen Frears, 2001
24 Hour Party People de Michael Winterbottom, 2001
Millions de Danny Boyle, 2004

- HOMMAGE à TERENCE DAVIES

The trilogy:
· Children, 1976
· Madonna and Child, 1980
· Death and Transfiguration 1983

Distant voices, still lives
, 1988

The Neon Bible, 1996

Tous ces films ont été projetés en présence du réalisateur..


T. Daviesà Nîmes


- ACTUALITE DU CINEMA BRITANNIQUE

Mrs Henderson presents de Stephen Frears, 2005
Hitch-hiker’s guide to the galaxy de Garth Jennings, 2005
Ladies in Lavender de Charles Dance, 2005
The Constant Gardener de Fernando Meirelles, 2005
Pride and Prejudice de Joe Wright, 2005
Colour me Kubrick de BrianW.Cook, 2004
On a Clear Day de Gaby Dellal, 2005
projeté en présence de la réalisatrice



M. Caton-jones et G. Dellal à Nîmes.

Avant-premières :

Opal Dream de Peter Cattaneo, 2005
Shooting Dogs de Michael Caton-Jones, 2005
projeté en présence du réalisateur


- A CARRE D’ART

Projections des films documentaires mentionnés ci-dessus.

Rencontre avec Stéphanie Benson, romancière

Projection de courts-métrages produits par North West Vision
et rencontre avec les producteurs Colin McKeown et Paul Morissey.

Table-ronde : 
« Du passé industriel à la renaissance culturelle :
valorisation d’un héritage, l'exemple de Liverpool »

Débat avec Stéphanie Benson (romancière),
Isabelle Cases (universitaire),
Colin McKeown, Paul Morissey (producteurs) et
des représentants de la municipalité de Liverpool.

Impressions :
Sans conteste le moment fort du festival fut
la projection de The Trilogy qui laissa
le public pantois d’émotion et d’admiration .
Le sentiment général était d’avoir
découvert quelque chose d’unique .
La fougue et l’enthousiasme de Terence Davies
dans ses échanges avec les spectateurs ont parachevé
ce que les images avaient apporté.
La richesse et la variété des documents
proposés lors de l’après-midi
consacrée à Liverpool ont été très appréciées.
La personnalité tonique et stimulante
des participants au débat a aussi contribué
à la réussite de ce moment.

Les applaudissements des spectateurs
à la sélection de courts-métrages vigoureux
et d’inspiration très différente
réalisés par les jeunes créateurs de North West Vision
confirment que le cinéma britannique
est riche de jeunes pousses prometteuses.
Conclusion d’une participante
évoquant les meilleurs moments
de cette 9ème édition :
« superbe et enrichissant »


               8 ème EDITION : 28 janvier/ 6 février 2005
-HOMMAGE à JACK CARDIFF, chef opérateur de légende, 60 ans de cinéma à lui seul

- Black narcissus (Le narcisse noir) 1947 Michael Powell,Emeric Pressburger
- The life and death of Colonel Blimp
(Colonel Blimp) 1943 Michael Powell
- Under Capricorn
(Les amants du Capricorne) 1949 Alfred Hitchcock

Les trois films ont été projetés en présence de Jack Cardiff.


Jack Cardiff à Nîmes.

-HOMMAGE à PETE POSTLETHWAITE, figure inoubliable dans ses rôles majeurs
(cf Giuseppe Colon dans nom du pére de Jim Sheridan)


- Among giants (Les Géants) 1999 Sam Miller
- Brassed off
(Les Virtuoses) 1997 Mark Herman
- The Serpent's Kiss
(Le Baiser du Serpent) 1997 Philippe Rousselot

Les trois films ont été projetés en présence de Pete Postlethwaite.
Pete Postlethwaite à Nîmes.

-ACTUALITE DU CINEMA BRITANNIQUE

- Stage Beautu 2004 Richard Eyre en avant-première
- My summer of love 2004
Pavel Pawlikowski
- Yasmin 2004
Kenneth Glenaan en avant-première, présenté par la productrice Sally Hibbin
- Vera Drake2004
Mike Leigh en avant-première
- Omagh 2004
Pete Travis en avant-première, présenté par le distributeur Martin Bidou
- I capture the castle 2003 Tim Fywell
- Dear Frankie 2004
Shona Auerbach en avant-première
- Bride and prejudice
(Coup de foudre à Bollywood) 2003 Gurinder Chadha
- Young Adam 2002 David Mackenzie
This filthy earth
(Cette sale terre) 2001 Andrew Kötting

-A CARRE D’ART

TABLE RONDE: Cinéma britannique, cinéma français : quels échanges, quels regards ?
avec la participation de Martin Bidou, distributeur (Haut et Court), N.T. Binh, documentariste et critique, Sally Hibbin, productrice.

FILMS DOCUMENTAIRES :
La tradition des francs-tireurs (en présence du réalisateur N.T. Binh).
Tableaux de classe : les pionniers du cinéma britannique
Ecrit sur le sable.


ECHOS :

Ont été très vivement appréciés dans cette édition :
-le soin apporté à la programmation avec un choix très varié de films et des avant-premières de qualité
-ainsi que la richesse des échanges entre les spectateurs et les invités d’honneur Jack Cardiff et Pete Postlethwaite particulièrement chaleureux et disponibles.



               7 ème EDITION : 27 janvier/ 3 février 2004
HOMMAGE A PETER KOSMINSKY

-Warriors 1999
-The Project 2002
-White Oleander 2003

En présence de Peter Kosminsky .


Peter Kosminsky à Nîmes.

ACTUALITE DU CINEMA BRITANNIQUE

-London 1992 Patrick Keiller
-Crush 2003 John McKay
-In this world 2003 Michael Winterbottom
-Calendar Girls 2003 Nigel Cole
-Late Night Shopping 2003 Saul Metzstein
-The Mother 2003 Roger Mitchell
-In America 2002 Jim Sheridan
-La planète bleue 2004 Alastair Fothergill, Andy byatt
-Kiss of life 2003 Emily Young.
En présence de la réalisatrice.


Emily Young à Nîmes.

PATRIMOINE LITTERAIRE ET CINEASTES BRITANNIQUES

Six films illustrant la tradition britannique du « Heritage Film » :

-Sense and Sensibility 1995 Ang Lee
-A Room with a View 1986 James Ivory
-The Remains of the Day 1993 James Ivory
-The Importance of Being Earnest 2002 Oliver Parker
-Oliver Twist 1948 David Lean
-Four Feathers 1939 Zoltan Korda


Temps forts: table ronde sur le thème:”Roman anglais et adaptation filmique” avec Philippe Pilard, cinéaste et historien du cinéma britannique,Monique Carcaud-Macaire , professeur de cinéma à l’université de Montpellier et Isabelle Cases, professeur de
Civilisation britannique à l’université de Perpignan.
La chaîne ARTE devient partenaire de la manifestation.

 

  

               6ème EDITION : 28 janvier/ 4 février 2003

.....................................................................................................
Hommage à Ken Loach

- Poor Cow, 1967
- Cathy Come Home, 1966
- Family Life, 1971
- Black Jack, 1979
- The Gamekeeper,1980
- Fatherland, 1986
- Raining Stones, 1993
- Land and Freedom, 1995
- The Flickering Flame, 1996
- My Name is Joe, 1998
- Bread and Roses, 2000
- Sweet Sixteen, 2002

 

.....................................................................................................
Actualité du cinéma britannique

- The Magdalene Sisters, Peter Mullan
- The one and only, Simon Cellan Jones
- Bloody Sunday, Paul Greengrass
- Morvern Callar,Lynne Ramsay
- Gallivant, Andrew Kötting
- Bend it like Beckham, Gurinder Chadha

En présence de Ken Loach et Jean Franval, comédien

Temps forts : Présentation du livre de Francis Rousselet, Ken Loach, un rebelle.Table Ronde sur le cinéma britannique au Carré d’Art de Nîmes.



                5ème EDITION: 25 janvier/5 février 2002

.....................................................................................................
Hommage à Terence Davies :

- Distant Voices, Still Lives, 1988

  

- The Long Day Closes, 1992

  

- The Neon Bible, 1995

   

- The House of Mirth, 2001

  

.....................................................................................................
50 ans de comédie britannique et hommage à Sir Alec Guiness

- Kind Hearts and Coronets, Robert Hamer,

     

- The man in the White Suit, Alexander Mackendrick
- The Titfield Thunderbolt, Charles Crichton

   

- The Ladykillers, Alexander Mackendrick



- The Englishman who went up a Hill but came down a mountain

  

- Christopher Monger
- With or Without you, Michael Winterbottom

   

- The Closer you get, Aileen Ritchie

  

- Purely Belter, Marc Herman

  

- High Heels and Lowlifes, Mel Smith

   

En présence de la réalisatrice Aileen Ritchie

Temps fort : Pendant toute la durée du festival, présentation d’une exposition photographique sur les réalisateurs britanniques prêtée par le British Council, au Carré d’Art de Nîmes.



                4ème EDITION : 19/30 janvier 2001

.....................................................................................................
L’Ecosse au cinéma

- My childhood, My ain folk, My way home, Bill Douglas
- Local Hero, Bill Forsyth
- Orphans, Peter Mullan
- Another Time, Another Place, Michael Radford
- Ratcatcher, Lynne Ramsay
- Her majesty, Mrs Brown, John Madden
- Rob Roy, Michael Caton-Jones
- The Winter Guest, Alan Rickman

  

- Janice Beard, 45 wpm, Clare Kilner
- Mary Reilly, Stephen Frears

.....................................................................................................
Shakespeare à l’Ecran

- Looking for Richard, Al Pacino
- Prospero’s Books, Peter Greenaway
- Romeo + Juliet, Baz Luhrmann
- Love’s Labour’s Lost, Kenneth Branagh (1999) diffusé en avant-première nationale

En présence de l’acteur Gary Lewis et la réalisatrice Clare Kilner

Temps fort : Une mémorable soirée « Saumon/Whisky d’Ecosse » après la projection du film The Winter Guest.



              3ème EDITION : 4/15 Février 2000

.....................................................................................................
L’Inde dans le cinéma britannique

- Gandhi, Richard Attenborough.
- Heat and Dust, James Ivory,
- Bhaji on the Beach, Gurinder Chadha
- Partition, Ken McMullen
- Black Narcissus, Michael Powell, Emeric Pressburger
- The Jungle Book, Zoltan Korda
- The Lost Son, Chris Menges
- Elephant Boy, Zoltan Korda et Robert Flaherty
- Elizabeth, Shekhar Kappur
- A Man of no Importance, Sufi Khrishnama

.....................................................................................................
Hommage à Hanif Kureishi

.....................................................................................................
My Beautiful Laundrette

.....................................................................................................
My son the fanatic


En présence de Barbara Dent du British Council.



                 2ème EDITION : 24 mars/ 6 avril 1999

.....................................................................................................
Les œuvres méconnues des grands cinéastes britanniques

- The Browning Version, Mike Figgis.
- Mary Shelley’s Frankestein, Kenneth Branagh;
- Life is sweet, Mike Leigh.
- Enchanted April, Mike Newell.
- Kes, Ken Loach.

.....................................................................................................
Hommage à Joseph Losey

- The Criminal
- The Damned
- The Servant
- The Go-Between

En présence de Michel Ciment



              1er FESTIVAL : 8/21 janvier 1997

.....................................................................................................
L’Irlande dans le cinéma britannique :

- December Bride, Thaddeus O’Sullivan.
- The Commitments, Alan Parker.
- Hidden Agenda, Ken Loach.
- Hush a bye, baby, Margo Harkin.

.....................................................................................................
L’école documentaire :

- O Dreamland, Lindsay Anderson.
- Momma don’t allow, Tony Richardson.
- We are the Lambeth boys, Karel Reitz.
- Drifters, John Grierson.
- Coal Face, Alberto Cavacanti.
- Night Mail, Basil Wright et Harry Watt

.....................................................................................................
Actualité du cinéma britannique :

- Surviving Picasso, James Ivory.
- The Portrait of a Lady, Jane Campion.
- Shadowlands, Richard Attenborough.
- I.D. Identity Document, Philip Davies
- Angels and Insects, Philip Haas.
- Jude, Michael Winterbottom

.....................................................................................................
Frissons anglais: 6 court métrages britanniques

En présence de Philippe Pilard, cinéaste et historien.